La vie quotidienne peut et doit être analysée avec ces critères, dans un but de prévention et pour prolonger les bienfaits du traitement. 

 

La fatigue : 

* Dans la pratique de la méthode, nous pouvons percevoir la fatigue de nos patients dans la perte d’élasticité de la musculature postérieure (courbature) des membres inférieurs et de la colonne vertébrale dans son ensemble. Des étirements, des assouplissements enlèvent cette fatigue aisément ainsi que les courbatures.

 

Les activités physiques et sportives : 

* Elles seront analysées avec la même clé de lecture : la musculature lordosante est plus forte que la musculature dé-lordosante donc il convient de maintenir ce « déséquilibre » dans de justes proportions et surtout ne pas aggraver le déséquilibre et tenter en permanence de le réduire, en assouplissant, allongeant, décontracturant la musculature lordosante. 

La lordose est le siège de la puissance musculaire, comme on peut l’observer, les lordoses sont sous-tendues par des muscles d’une grande puissance, que ce soit la lordose lombaire avec le Carré des Lombes ou la lordose cervicale avec ses nombreux et puissants muscles postérieurs. Certaines cultures, à l’origine des arts martiaux, ont  compris que ces lieux étaient le siège de la puissance et qu’il n’était pas nécessaire de les renforcer mais au contraire qu’il était nécessaire de les allonger, de les assouplir afin qu’ils soient opérationnels. C’est-à-dire capables de mouvements amples et longs et surtout afin qu’ils n’aillent pas se rétracter ni se raccourcir, car la limitation des amplitudes empêcherait les mouvements nécessaires à l’exercice de leur art.
De même, plus proche de nous, comme Françoise Mézières aimait à le rappeler, l’équitation a découvert dans le dressage l’importance de l’allongement de la musculature de la colonne vertébrale et pour preuve la délordose du rachis cervical du cheval, attitude-clé de la main mise du cavalier sur le cheval, est la première délordose à obtenir. 

 

 

La course à pied :  Il existe deux manières de courir, l’une rapide, le sprint, qui se pratique sur la pointe des pieds et qui entraîne une dette en oxygène. L’autre dite de fond se pratique avec un déséquilibre antérieur, une réception sur le sol le pied totalement à plat, les genoux légèrement fléchis. On peut observer que la première manière sollicite surtout la chaîne musculaire  postérieure : triceps suraux, ischio-jambiers, fessiers alors que la seconde répartit de façon plus équilibrée le travail de la musculature postérieure et le travail de la musculature antérieure : quadriceps.

 

 

Monter les escaliers : amène à la même observation, nous pouvons monter les escaliers sur la plante des pieds ou bien sur le pied entièrement posé sur la marche. Dans le premier cas, nous constatons un travail prédominant de la musculature postérieure avec le triceps suraux, les muscles ischio-jambiers et les muscles fessiers, une célérité  de l’exercice et une consommation d’oxygène importante. Dans le deuxième nous constatons un travail plus important des muscles quadriceps, une moindre rapidité de l’exercice et moins d’essoufflement. 

 

 

Conclusion : 

 

La Méthode Mézières constitue une nouvelle base pour la kinésithérapie, nous ne devons plus provoquer, ni augmenter, ni favoriser, ni permettre la lordose si nous voulons améliorer l’état de nos patients.

Cette nouvelle façon d’analyser trouve un écho dans de nombreuses activités physiques anciennes ou récentes principalement dans les arts  martiaux qui fondent leur pratique sur la dé-lordose tant cervicale que lombaire. Plus récemment, le ski alpin impose une attitude tout en cyphose pour gagner en stabilité, la flexion des genoux imposée par les chaussures invite à solliciter les quadriceps.

La Méthode Mézières participe au diagnostic médical en introduisant la notion de conflit mécanique au niveau d’une articulation ou d’un ensemble d’articulations dû à cet excès de force musculaire. Elle contribue au diagnostic différentiel entre pathologies fonctionnelles et lésionnelles. 

Elle est capable de gérer les signes fonctionnels des pathologies. Elle montre  la notion de compensation liée au réflexe antalgique et impose le concept de globalité du corps. 

Le traitement remonte des compensations vers leur cause, les traumas ; notre histoire traumatique est inscrite dans le grand livre de nos muscles. 

La méthode Mézières intervient au niveau de la faculté d’adaptation de l’être humain. Elle est une clef de lecture pour déterminer l’attitude juste pour chaque patient, qu’il soit jeune ou adulte sportif, danseur, musicien ou sédentaire. 

Au travers de la « mécanique » humaine, nous accédons au « tout » de l’homme : son patrimoine génétique, son histoire, son unité. La Méthode, vécue comme un tout, est cohérente, mais, prise partiellement, perd sa cohérence. La pratique de la méthode est une perpétuelle découverte, tant de la vérité des principes de la méthode que de la personne humaine

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